Dans un billet précédent, j'ai mis en évidence le besoin en IE, pour les PME wallonnes. Dans ce billet, un exemple illustrant ce constat (
http://tinyurl.com/bqlk9d).
Dans le cadre d'une de nos missions d'accompagnement (découverte de l'IE), nous avons rencontré une petite entreprise wallonne, petit joyau de technologie et de service à la clientèle. Active dans une filière à haut contenu technologique, cette PME intervient comme sous-traitant pour la production de pièces usinées avec une précision microscopique. Servant des clients exigeants, son ambition est de fournir une qualité irréprochable, et elle y parvient brillamment. De plus, elle (surtout ses dirigeants) est parfaitement intégrée dans le tissu économique local.
Sans surprise, nos premiers pas dans cette entreprise nous ont confirmé que:
- l'entreprise connaît très bien son environnement direct, et y dispose des réseaux nécessaires
- l'entreprise connaît tous les concurrents et clients (prospects) établis dans sa zone de chalandise (rayon 200 km autour de l'usine)
- l'entreprise, même si elle sent bien que quelque chose ne va pas bien, n'a identifié aucun problème particulier, ni aucun risque ou opportunité
Nous n'avons donc aucune plus-value sur ces aspects. Mais notre rôle n'est pas là. Il est de faire sauter le vernis et de mettre à jour les risques et les opportunités. Qu'avons-nous mis au jour?
- si l'entreprise connaît ses concurrents installés dans sa zone chalandise, elle ne connaît pas ceux établis en dehors de celle-ci, qu'ils soient proches (zone de chalandise recouvrant partiellement celle de notre client) ou lointains;
- l'entreprise vise à la meilleure qualité, mais elle n'a aucune idée des besoins réels de ses clients et prospects; par exemple, lesquels parmi eux pourraient se satisfaire d'une qualité légèrement inférieure (mais toujours suffisante) à un prix également inférieur
- le vocabulaire technique (jargon) utilisé dans l'entreprise n'est pas celui utilisé par les principaux acteurs économiques (cela peut paraître anecdotique, mais cela affecte grandement la capacité de cette société à trouver des informations sur le web)
En conséquence notre PME:
- peine à trouver de nouveaux marchés/débouchés
- n'envisage pas d'étendre sa zone de chalandise (200 km est le rayon d'action du commercial qui se rend chez le client; l'utilisation de nouvelles technologies, comme la vidéoconférence, réduit la qualité du service -pas du produit-, mais aussi le coût, et permettrait d'augmenter considérablement le rayon d'action)
- n'est pas en mesure d'anticiper l'impact de nouveaux entrants, ni de préparer mesures de défense ou riposte...
L'émergence de ces question, et les réponses, ne peuvent être que le résultat d'une activité d'intelligence économique. Et Brainsfeed est là pour accompagner les entreprises dans cette démarche.