Il y a quelques jours, l'AWT (Agence Wallonne des Télécommunications - www.awt.be) a rendu publique sont enquête sur le secteur TIC wallon (http://tinyurl.com/bldl9d). L'objectif était de décrire finement le secteur et les différents acteurs. Beaucoup des informations dans ce rapport sont intéressantes. A côté de celles-ci, certaines, un peu prévisibles, malheureusement, confirment une image inquiétante de la Wallonie. Je pense par exemple à:
les acteurs TIC ont surtout pour clientèle des PME et TPE (il y a longtemps qu'on sait qu'il n'y a plus de grandes entreprises en Wallonie)
la clientèle publique est importante pour le secteur TIC, environ 33% (et cette clientèle ne brille pas particulièrement par sa propension à innover en matière d'utilisation des TIC)
les secteurs les plus visés par les offreurs TIC wallons sont la santé, le paramédical, le pharmaceutique, la finance, les banques et assurances, le secteur (para)public, la construction et la distribution (ce qui est révélateur de la structure du tissu économique wallon, centré sur la consommation, et duquel la production industrielle -synonyme de création de richesse- est particulièrement absente)
L'analyse de la confrontation entre l'offre et la demande de biens et services TIC est sans appel quant au besoin, pour les PME wallonnes, de davantage d'intelligence économique. Sans parler d'intelligence économique territoriale (de la responsabilité des pouvoirs politiques), il apparaît que:
la demande ne comprend pas les offres de prestations
la demande ne parvient pas à formuler ses besoins
la demande ne parvient pas à considérer les investissements TIC comme des opportunités
l'offre peine à identifier des opportunités de marché
l'offre ne comprend pas les activités économiques de la demande
Et pendant ce temps-là, la concurrence avance, la concurrence propose de nouveaux produits et services basés sur les nouvelles technologies de l'information, la concurrence améliore leurs produits et services grâce aux technologies de l'information... Il nous semble donc impératif d'aider les entreprises wallonnes à élargir leur champ visuel, à collecter, analyser et intégrer les évolutions technologies (IE et veille technologiques), les nouvelles pratiques de leurs concurrents (IE et veille concurrentielle)... Dans le prochain billet (http://tinyurl.com/bxe9t5), je vous donnerai un exemple réel...
C'est un souhait que de nombreux parents ont: que leurs enfants puissent surfer sur internet sans danger et sans crainte. c'est-à-dire, sans risque de tomber sur des contacts ou des contenu indésirables. La commission européenne s'est déjà penchée sur la question. ce qui a donné lieu à l'initiative "Safer internet" (http://tinyurl.com/7kg6wf - http://www.internetsanscrainte.fr/). dans ce cadre-là, on peut aussi mettre en évidence le site "Safer Internet", mis en ligne par la société Deloitte et financé par la Commission Européenne et qui a pour objectif d'aider les parent à mettre en place un internet plus sûr à la maison. Avec un regard plutôt porté sur les solutions de filtrage. Et depuis 3 ans, ils mettent en ligne un rapport/benchmarking des solutions de filtrage qui sont accessibles au parents.
Safer internet - benchmarking http://www.sip-bench.eu/sipbench.php?page=home&lang=fr langues: multiples accès: gratuit
Voilà, c'est fait, nous avons dépassé le cap du milliard d'utilisateurs d'Internet. Depuis 20 ans, le réseau a beaucoup évolué. Google a laminé AltaVista, Infoseek, HotBot et tant d'autres. Mais le réseau a également profondément modifié notre manière de travailler, de penser et de vivre. Et ce n'est qu'un début!
Ce qui est consternant, c'est de voir combien Internet reste une richesse inutilisée. Certes, tout le monde s'en sert pour trouver un billet d'avion ou les heures du match de foot, mais tellement peu de gens sont capables d'en tirer bénéfice. Certes, on peut se lamenter devant les dégâts provoqués par la crise, on peut même aggraver la situation en paralysant ce qui reste de l'économie. C'est la voie choisie par les tueurs d'intelligence et de créativité, ceux qui préconisent la grève, ceux qui imaginent des lois toujours plus contraignantes et inefficaces. Mais il existe une autre voie, celle qui voit dans tous ces grands mouvements économique s'ouvrir des failles dans lesquelles les PME peuvent s'infiltrer pour dénicher de nouveaux marchés. La mondialisation ouvre des tas de portes et les nouvelles technologies permettent de les exploiter. Cela demande de l'inventivité, de la créativité, de la souplesse intellectuelle. Nous avons maintenant le choix entre voir la bouteille à moitié vide ou à moitié pleine. Il nous reste peu de temps pour nous adapter. Ceux qui refusent de bouger disparaîtront dans les flots qui engloutiront une économie malade. Les autres flotteront sur la vague. Par le passé, les gros mangeaient les petits. Aujourd'hui, les souples et les rapides commencent à dévorer les raides et les lents.
Vous dirigez une PME? Voyons-nous et discutons de ces opportunités qui s'offrent à vous. Chez BrainsFeed, nous avons des choses à vous dire.
Chaque année, on se pose la même question: allons-nous voir apparaître
cette année un challenger pour Google? Ce n'est pas impossible, mais
on ne voit pas bien quelle stratégie il devra adopter.
L'ogre Google a augmenté de 8% en 2008 le nombre de recherche par
rapport à 2007. A lui tout seul, il représente 69,5% des recherches
effectuées aux USA. Dans le même temps, Yahoo! a réussi à attirer 19,2
des recherches (baisse de 11%). Quant à Microsoft, c'est d'un naufrage
dont il s'agit, avec 5,9% des recherches, soit une chute de 32%! On avait misé sur des petits moteurs, auto-proclamés prématurément Google Killers, comme Quintura (http://quintura.com/) ou Cuil (http://cuil.com/). Qui les connaît et qui les utilise?
L'article What would it take to beat Google? est intéressant car il propose quelques pistes de réflexion. Mais à l'heure actuelle, on ne voit toujours pas venir le petit David dont la fronde terrassera le terrible Goliath.
Nous avons souvent évoqué ces petits outils permettant de raccourcir les adresses URL trop longues pour être utilisées dans un document ou simplement dictées au téléphone, comme TinyURL (http://tinyurl.com/), is.gd (http://is.gd/), et des tas d'autres. LongURL fait l'inverse: sans ouvrir le lien créé avec un de ces systèmes, cette extension pour FireFox permet de visualiser la véritable adresse, en passant simplement la souris sur le lien (le lien apparaît en bas à gauche de l'écran).
Le blog SmartFutur, dédié à la prospective, nous a livré, il y a quelques semaines deux billets bien denses (listes d'URL) traitant de l'industrie du luxe. Même s'il y a redondance entre les deux listes, cela vaut la peine de jeter un œil sur les deux billets.
Google a annoncé la semaine dernière la fin prochaine de son service Google Notes. Rassurons tout de suite les utilisateurs de Notes qui s'inquiète du devenir de leurs pépites sauvées dans ce systèmes: Google garantit leur pérennité. Mais nous conseillons quand même vivement d'en prendre une copie ou, mieux, de les transférer dans Google Documents.
Dans un billet officiel, Google propose quatre solutions alternatives:
En cherchant quelques ressources traitant de l'intelligence économique et PME dignes d'être évoquées sur ce blog, je suis tombé sur ce document, un chapitre du livre "L'intelligence économique dans la PME" disponible sur le site ceramexpert.net (http://tinyurl.com/asct54). On pourrait retenir pas mal de choses de ce chapitre intitulé "Les PME face à l'information: ATTENTION!!!". Toutefois, je souhaite mettre en évidence une citation de Thomas Davenport, l'expert en knowledge management bien connu. L'auteur nous rappelle donc que Davenport disait en 1999 que "les données collectées [...] sont rarement converties en information ou en connaissance; les systèmes d'information ne sont pas souvent exploités pour gérer l'entreprise autrement [...] La transformation des données en quelque chose de plus utile exige un niveau important d'intelligence et d'attention. Encore une fois, la plupart des entreprises ne considèrent le problème que sous l'angle technologique." Effectivement, notre pratique de terrain confirme cette observation. De nombreux chefs d'entreprise confondent collecte d'information (ce qu'ils font en général, mais à propos d'un périmètre géographique trop restreint) et exploitation de cette information. Trop souvent, cette information collectée finit enfermée dans une armoire ou dans la tête du patron. Il n'est plus temps d'être réactif et d'attendre que l'information vienne à vous. Il est aujourd'hui impératif que nos PME agissent comme leurs concurrents en étant proactives, c'est-à-dire en allant à la recherche des informations qui leur permettront d'être les meilleurs. C'est pourquoi, chez Brainsfeed, nous nous donnons comme mission d'amener les patrons de PME à envisager l'information dans une perspective utile ou rentable. En d'autres termes, on les invite à arrêter de collecter de l'information par habitude. On les aide alors à d'abord s'interroger sur leurs besoins en information:
quelles décisions doivent-ils prendre?
quels risques veulent/doivent-ils réduire?
quels phénomènes périphériques ne comprennent-ils pas bien...
Ce n'est que lorsque les questions sont posées qu'on aborde la recherche de l'information. Il n'est effectivement pas nécessaire de chercher de l'information si on ne s'interroge sur rien... Et si vous voulez en savoir davantage sur notre démarche et ses bénéfices pour la PME, n'hésitez pas à nous contacter. nous vous en parlerons avec plaisir.
Nous avons déjà eu l'occasion de vous parler de l'e-réputation, notamment lors d'un de nos après-midis du métier. Et nous répétons toujours à nos clients combien il est important, tant pour eux personnellement que pour leur organisation, de gérer cette réputation. Afin d'apporter de nouvelles pièces au dossier, nous vous invitons à découvrir ce dossier publié par notre excellent confrère des infostratèges.
La mode est au micro-blogging, et en particulier avec Twitter (http://twitter.com/). On aime ou on n'aime pas, mais le problème ne se pose pas: puisque de très nombreuses personnes utilisent des outils de micro-blogging, le chercheur d'information doit s'y intéresser. Pour chercher dans des informations publiées sur Twitter et ses concurrents Jaiku (http://www.jaiku.com/), Identica (http://identi.ca/) et autres, le meilleur moteur actuel semble être Twingly. Il est possible de s'abonner aux résultats d'une recherche par fil RSS.
L'une des principales préoccupations des Internautes semble être la recherche de personnes. Ou, plus exactement, la recherche d'informations sur des personnes. De nombreux moteurs de recherche spécialisés ont été créés à cet effet, mais des moteurs généralistes comme Google sont également très utiles. Mais on utilisera également des outils de réseaux sociaux comme LinkedIn ou FaceBook.
Rappelons que BrainsFeed réalise pour le compte de ses clients des recherches de ce type et fournit, en une demi-journée, une carte mentale reprenant tout ce qu'il est possible de savoir sur Internet sur une personne. Un tel document est évidemment très utile aux journalistes, mais aussi chaque fois qu'on se retrouve face à une nouvel interlocuteur (entretien d'embauche, prospect, fournisseur...).
LifeHacker a demandé à ses lecteurs de dresser une petite liste des 5 meilleurs moteurs dans ce domaine:
J'avoue que cette affirmation péremptoire est le fruit d'une projection non basée sur un travail scientifique. Elle est basée sur une information glanée dans "Le livre de la cuisine de la taxonomie et de la folksonomie" publié par Daniela Barbosa, spécialiste de la question et mis gracieusement à notre disposition par Archimag (merci à David Touvet pour l'info). Elle nous dit effectivement que "Selon une récente étude de Forrester portant sur un programme de balisage pilote, 83 % du contenu balisé était externe à l’organisation. Le balisage a bien vite permis d’intégrer les documents pertinents dans l’entreprise." Cette information doit faire réfléchir les chefs d'entreprises qui hésitent à ouvrir les frontières de leurs entreprises. Aujourd'hui, l'entreprise ne peut plus vivre repliée sur elle-même. Elle se doit de prendre en compte toutes les évolutions, tous les changements, toutes les attaques en provenance des mondes extérieurs. Le plus vite possible. A raison, on ne cesse de rappeler que si l'information est gratuite, elle n'en n'a pas moins un coût. Et ce coût peut être, pour l'entreprise, certains "égarements" de leur personnel lorsqu'il est sur le web. La révolution de l'information et du web est en marche. L'avenir appartient à ceux qui en inventeront les nouveaux usages et utilisations. Pas à ceux qui mettent la tête dans le sable. Ceci dit, ce document est également intéressant. Certes, il s'agit d'un plaidoyer pour les folksonomie, mais il n'égratigne pas trop les taxonomies. A titre de mise en boucher, quelques avantages pour l'entreprise:
un champ et une profondeur accrue pour la saisie d'informations
une meilleure compréhension des clients et des marchés
une meilleure collaboration
un encouragement à la transparence
une meilleure mémorisation des "enseignements" récoltés
un partage plus rapide et plus efficace des connaissances
une "trouvabilité" et une "retrouvabilité" de haut niveau
le découverte de savoir-faire
la satisfaction des attentes
des mises à jour instantanées et permanentes
A retenir: l'usage des folksonomies, même en entreprise est égoïste! On le fait pour soi-même. Et le succès de del.icio.us est là pour nous montrer que cela marche.
Notre excellent confrère IE Love PME vient d'interviewer Luc Vandendorpe, chef de cabinet adjoint du Ministre Marcourt, en charge du développement de l'intelligence économique en Wallonie (http://ielovepme.blogspot.com/). Nous sommes contents d'obtenir ainsi quelques nouvelles du projet wallon d'IE. Il nous rappelle l'expérience du projet pilote avec 30 PME, qui s'est clôturé il y a déjà de nombreux mois. La deuxième phase vient d'être lancée. Il s'agit de la mise en place d'un portail "à destination des entreprises et des opérateurs intermédiaires ou des consultants privés" et d'un cycle de formation à destination des entreprises et des consultants et finalement un mode de réseautage destiné à tous les acteurs... Espérons que tous cela aille plus vite et qu'on ne doivent pas attendre encore des mois avant de recevoir une invitation à intégrer le réseau et à découvrir le site internet... Nous applaudissons à toutes les initiatives visant à développer le rayonnement de l'intelligence économique en Belgique. Toutefois, en l'occurrence, dans le cadre de cette discipline qui repose sur la réactivité, l'échange et le partage d'information, l'exploitation des réseaux et du web 2.0, on ne peut s'empêcher de regretter:
la lenteur du développement du projet
l'absence de communication
l'impression diffuse qu'on se trouve au cœur d'un projet web 1.0 (portail internet, pas de communication avant le lancement du site web)
la lourdeur administrative (un cabinet ministériel, une agence de stimulation, des intercommunales, des chambres de commerce...)
la non consultation des acteurs de terrain locaux
Espérons, malgré tout, entendre de bonne nouvelles et pouvoir, déjà en 2009, cueillir quelques fruits de cette campagne régionale.
Un chercheur d'Harvard affirme que Google contribue au réchauffement climatique à cause de sa consommation d'énergie. Une recherche standard entraînerait le dégagement de 7 grammes de CO2. Par comparaison, une bouilloire d'eau portée à ébullition produit 15 grammes de CO2.
Plus grave, la simple visualisation d'une page génèrerait 0,02 grammes de CO2 par seconde. Un site avec des photos et des vidéos ferait monter ce chiffre à 0,2 grammes
La problématique de l'identité numérique, celle que l'on peut reconstruire à partir des traces laissées sur Internet, sera très probablement emblématique des prochaines années. Toutefois, le problème n'est pas nouveau. Mais il est vrai que tant qu'il n'y avait que des geeks sur internet, et donc susceptibles de laisser des traces, cela n'émouvait pas les foules. Aujourd'hui que monsieur Toutlemonde raconte tout (et n'importe quoi) à sa tribu, il est temps de s'inquiéter et d'éduquer les foules. Comme de tout temps le (contre-)exemple a été un excellent moyen de démonstration, j'attire votre attention sur le cas d'école qui a fait l'objet d'un buzz récent, dont vous avez sans doute eu vent. Il y a quelques semaines, le magazine français "Le Tigre" s'est mis en tête de rédiger la biographie d'un internaute. Ce qu'il a fait et publié. Impressionnant! Et l'article est d'autant plus intéressant qu'il lève le voile sur l'origine de certaines informations. Certes, Marc L*** n'a pas été choisi au hasard. Le journaliste a d'abord cherché un "bon client". Ce cas d'école n'est donc pas représentatif, mais il illustre ce que certains excès peuvent donner. A méditer. Chez Brainsfeed, il y a quelques années déjà, dès avant l'émergence de Facebook, qu'on se livre à l'exercice, soit à titre "d'entrainement", soit à la demande de clients. A titre d'exemple, nous vous proposons un portrait réalisé début 2003 (6 ans, déjà!). Notre choix s'était alors porté sur un chef d'entreprise (PME) qui bénéficiait d'une petite couverture médiatique. La somme d'informations collectées était déjà impressionnante, d'autant que seule un minorité émanait, en ligne directe, du sujet. N'étant pas journalistes, le résultat n'est pas une histoire. Mais comme nous étions déjà adeptes des cartes mentales, vous ne serez pas surpris du format...
Le Tigre - Marc L*** http://www.le-tigre.net/Marc-L.html langue: français accès: gratuit
Comme chacun sait, Google Scholar (http://scholar.google.be/) est une section spécialement dédiée à la recherche d'articles scientifiques et techniques.
Voici une étude détaillée et sans concession de ce remarquable outil de recherche (un document PDF de 13 pages). La principale critique porte sur des éléments de base comme l'impossibilité de trier les résultats et la faiblesse générale du moteur de recherche. C'est d'autant plus dommage que la base de données de documents en très riche.
Google Scholar revisited http://www.jacso.info/PDFs/jacso-GS-revisited-OIR-2008-32-1.pdf Langue: anglais Accès: gratuit
Je viens de découvrir, sur le blog Infosthetics, une animation qui présente l'histoire d'Internet. Bien sûr, en 7 min, on ne peut être compliqué. Tout dans cette animation a été simplifié, des images aux commentaires.
Moyennement bon public, porté par la qualité de l'animation (raison pour laquelle, sans doute, cette animation a été relaye par Infosthetics), j'étais prêt à donner du crédit au texte, même si j'avais trouvé certains raccourcis choquants. Alors, j'ai parcouru les commentaires. Devant l'unanimité de ceux-ci, il convient de prendre cette histoire d'internet avec beaucoup de précaution. Il s'agirait d'un belle caricature, sur-simplifiée, faisant l'impasse sur de nombreux facteurs importants. Belle illustration, en fait, de ce que malgré des couverts attrayants, la qualité (exactitude) n'est pas toujours au rendez-vous. Il convient donc de toujours vérifier et s'interroger davantage sur tous les sujets, en visitant les commentaires des billets, par exemple.
Le mieux, pour le savoir, est de demander à ceux qui en sont à l'origine. C'est ce que LCI a fait mi-décembre (merci aux infostratèges pour l'info) en interrogeant Reid Hoffman, investisseur dans Facebook et fondateur de LinkedIn. Au bout du compte, Reid Hoffman ne voit aucune concurrence entre LinkedIn et Facebook. Ces deux réseaux sociaux servent à digitaliser 2 réseaux différents, le réseau professionnel et le réseau familial.
Il n'entre pas dans mes intentions de parler ici de "The Wayback Machine" (http://tinyurl.com/7uqgfa), la machine à remonter le temps d'internet, mais bien d'internet comme rétroviseur nous permettant de mieux comprendre notre époque. A titre d'exemple, je vais illustrer une situation qui inquiète tout le monde, la crise financière et ses origines, dans un aspect qui intéresse tout particulièrement les belges, petits actionnaires de Fortis. Tout le monde a été choqué par l'annonce de la déconfiture de la société et consterné par le sentiments que la direction du groupe n'avait pas honoré la confiance que les actionnaires avaient investi en leur confiant les responsabilités de la gestion de l'entreprise. De plus, les salaires faramineux de certains managers, et leurs "parachutes dorés", même si on en parlait un peu depuis quelques temps, ont stupéfait le grand public, à cent lieues d'imaginer que l'existence de telles pratiques. Pourtant... Je vous invite à regarder cet extrait du film "Wall Street", qui date d'il y a plus de 20 ans (merci Youtube).
Teldar et Fortis, même combat, mêmes environnements, mêmes petits actionnaires, mêmes dinosaures aux salaires mirobolants et aux parachutes dorés (le mot est utilisé!). Comme quoi, fiction et réalité... Ceux qui préfèrent se plonger dans la version française du film iront sur Dailymotion et utiliseront les 3 mots magiques "wall street douglas" pour accéder au film (coupé en tranches). La séquence en question est dans la partie 3 et commence après 12,30 min. Certes, le coup d'oeil dans le rétroviseur aurait été possible sans internet. Mais aujourd'hui, c'est tellement plus facile et tellement plus rapide qu'on n'a plus beaucoup de raisons ou d'excuses de ne pas le faire.
IT-Facto est un annuaire de livres blancs et rapports consacrés aux technologies de l'information. Une douzaine de catégories sont proposées: collaboration, sécurité, réseaux, telecoms...
On trouve notamment un fort intéressant dossier de 46 pages au format PDF intitulé "Le marché des portails d'entreprise: tendances et Web 2.0". Une synthèse des résultats d'une nouvelle enquête et d'études récentes sur le marché des portails.
IT-Facto http://www.itfacto.com/ Langue: français Accès: gratuit
Steve Ballmer, patron de Microsoft: "Entre Google et la situation économique, c'est Google qui me préoccupe le plus".
Google empêche Steve Ballmer de dormir. Sans doute pas tant à cause de la supériorité écrasante du moteur de recherche de Google sur le pauvre LiveSearch de Microsoft. Effectivement dans ce domaine le combat est perdu depuis longtemps. Pas de moteur de recherche = pas de rentrées publicitaires.
Mais la véritable bataille se livre ailleurs et le danger majeur s'appelle Google Apps: la suite bureautique en ligne et gratuite. Comment lutter contre cela avec Microsoft Office? Qui pourrait encore avoir envie de payer pour une application dont l'équivalent est désormais accessible en ligne et gratuitement, avec possibilité d'accéder de n'importe où à ses documents. Bien entendu, quelques utilisateurs resteront fidèles à Microsoft pour des travaux extrêmement pointus, mais pour l'immense majorité de nos documents quotidiens, Google Apps fait parfaitement l'affaire.
A l'époque de Bill Gates, Microsoft n'avait pas anticipé le succès de l'Internet. Sur cette première erreur grave de perception, la situation avait été sauvée grâce au monopole de Windows qui avait permis d'imposer Internet Explorer à tous.
Mais la grande erreur suivante risque d'avoir des conséquences désastreuses pour Microsoft: ne pas avoir compris que le développement du Web 2.0 est inéluctable.
Microsoft ne comprend rien à Internet. C'est comme ça. Microsoft n'existe pas sur Internet. Et maintenant, pour tenter de survivre, on essaie d'acheter Yahoo! en catastrophe. Mais on sent que Yahoo! n'est pas très demandeur. Et il faudra bien que Microsoft finisse par comprendre qu'on ne peut pas gagner une bataille en se contentant d'acheter les autres. Sans innovation, pas de survie à long terme.
Microsoft doit lutter sur plusieurs fronts: tenter de faire oublier le désastre Vista en lançant Windows 7 et en espérant que ce nouvel OS soit mieux accepté, lutter pour tenter de combler un peu de retard sur le marché des moteurs de recherche (là, on ne voit pas bien comment LiveSearch pourrait gagner du terrain face à Google), trouver une parade à Google Apps (mais cela impliquerait un changement radical de mentalité et de ce côté là, on ne voit pas venir la lumière), essayer de contenir la progression de FireFox (n'oublions pas que Google est un des principaux contributeurs de la Fondation Mozilla) et de l'Open Source en général (Linux et autres projets), lutter contre Google Android et combattre le succès de l'iPhone, etc.
Bref, l'année 2009 sera semée de challenges et d'embûches. Cette fois, c'est la survie-même de l'entreprise qui est menacée.
Lee Lefever et Commoncraft, rendus célèbres par leur nouvelle apporche de la présentation (dont nous avons déjà parlé sur ce blog - http://tinyurl.com/8t5g9t) produisent de plus en plus de vidéos. Une des dernires a retenu notre attention, à savoir Web Search Strategies in Plain English. Certes, me contenu n'est pas révolutionnaire et se résume facilement:
utiliser plusieurs mots
créer des phrases ou des expressions en utilisant les guillemets
exclure les mots indésirables en utilisant le signe moins
Mais cela se regarde toujours avec autant de plaisir.
Delicious est ce système, désormais bien connu de nos lecteurs, permettant de sauver et de partager (si on le souhaite) ses signets (favoris, marque-pages). Mais comment savoir ce qui s'y passe? Le veilleur a besoin de savoir et de suivre ce qui se passe sur un sujet donné, ou tout simplement d'être informé des sujets les plus "chauds" du moment. C'est là qu'intervient Popacular en nous révélant les sujets les plus appréciés durant les dernières heures, le jour, le mois, etc.
Dans le même ordre d'idée, il existe aussi LiveMarks qui lui montre en temps réel ce qui se passe sur Delicious.
Cet article répertorie 99 sources permettant d'accéder au Web profond qui est - rappelons-le - l'immense partie du Web à laquelle les moteurs de recherche ne peuvent ou ne souhaitent pas accéder et qui est donc très difficilement accessible à ceux qui n'utilisent que des outils comme Google. Les ressources sont groupées en plusieurs catégories: bases de données, annuaires, catalogues...
Certaines ont déjà été évoquées dans l'un ou l'autre de nos blogs. D'autres sont très spécialisées, comme par exemple Labyrinth (http://labyrinth.georgetown.edu/) consacré aux documents médiévaux ou AskEric (http://askeric.org/), une formidable ressource pour les enseignants.
Ce dessin figure sur la couverture d'un livre publié en 1916 sous le titre "Googly-Goo! and His Ten Merry Men". L'illustration est de W.F. Stecher. Elle est extraite du livre "From Mother Goose to Dr. Seuss: Children's Book Covers, 1860-1960".
Scitopia est un moteur de recherche destiné aux scientifiques en général, mais plus particulièrement aux physiciens, aux techniciens et aux ingénieurs. Il permet une recherche dans les bases de données de 15 associations et instituts. Les fonctions avancées permettent de limiter la recherche au titre, à l'auteur, au résumé, à une fourchette de dates, etc.
Dans la catégorie, de plus en plus fournie (il est vrai que dès que l'on demande aux utilisateurs de réagir, on tombe maintenant dans cette catégorie), des réseaux sociaux, je ne peux resister au plaisir de vous présenter cette série de sites dédiés à la photographie.
Trekheart: dont l'objectif primaire est de favoriser une meilleure connaissance et appréciation du monde par l'intermédiaire de la photographie, en se focalisant sur les paysages
TrekLens: dont l'objectif primaire de TrekEarth est de favoriser une meilleure connaissance et appréciation du monde par l'intermédiaire de la photographie, en se focalisant sur les photos de famille, d'amis et d'animaux de compagnie
TrekNature: dont l'objectif primaire de TrekEarth est de favoriser une meilleure connaissance et appréciation du monde par l'intermédiaire de la photographie, en se focalisant sur les photos de nature
L'intérêt de ces sites réside dans la qualité des photographies, leurs descriptions, et leur classement (notamment géographie, très précis), ainsi que dans les commentaires de bon niveau proposés par les membres des communautés. Chacun pouvant d'ailleurs commenter dans sa langue.
Le blog SmartFutur, dédié à la prospective, a établi, il y a quelques semaines, une liste de blogs traitant de l'entreprise 2.0. Dans la liste, pas de sources françaises, mais les sources internationales ne sont pas oubliées.
Sélection de sites pour devenir deuxpointzero http://tinyurl.com/9lb86h langue: français (et autres) accès: gratuit
Facebook travaille à vous garder le plus longtemps (encore) sur Facebook
il y a plus d'informations (plus précises) dans les ordinateurs de Facebook que dans ceux de la CIA
les hommes politiques, comme d'autres acteurs, voient en Facebook un outil extraordinaire pour façonner l'opinion
la valeur future de Facebook, c'est la base de données qu'ils sont occupés à construire
Facebook garde tout, et essaie de ne se défaire de rien
Facebook permet à tous vos amis de tout savoir sur vous (et Facebook se souviendra de tout)
les usurpations d'identité, comme les fausses identités, sont monnaie courante sur Facebook
c'est la société Facebook qui décide de l'utilisation de la base de données Facebook
Facebook travaille dans son propre intérêt, certainement pas dans celui des utilisateurs inscrits
Cette liste à points est issue du reportage que l'émission de France 2 Envoyé Spécial a consacré récemment au phénomène Facebook. Pour ceux qui auraient raté cette émission, elle est accessible sur Dailymotion.
Pour beaucoup de nos interlocuteurs, le droit des auteurs est une véritable jungle dans laquelle il ne souhaitent pas s'aventurer. C'est une des raisons pour lesquelles ils préfèrent leur facilité et ne respectent rien. Comme les promoteurs de Creative Common nous le rappellent dans cette video, le (c) de copyright signifie "tous droits réservés", alors que le (cc) de Creative Common signifie "certains droits réservés". L'un est un feu rouge, l'autre un feu vert!
La video, avec sous-titres français est disponible à la page http://fr.creativecommons.org/index.htm. En complément, je vous invite à découvrir l'interview de Joi Ito, le PDG de Creative Common. Elle vous aidera à comprendre l'utilité de la licence Creative Common.