Le 14 octobre prochain se tiendra à Paris une conférence sur le thème de la netiquette, c'est-à-dire sur la courtoise en ligne. Depuis sa création, il existe sur Internet des règles de savoir vivre: on ne peux pas écrire un email comme on s'adresse à quelqu'un par téléphone par exemple.
L'économie post-industrielle coule, mais les Etats sauvent les meubles (dessin du Cagle Post - http://tinyurl.com/18r). Tant pis pour les populations et tant mieux pour les marchés. C'est le moment que choisit Google pour lancer un nouveau projet. Il s'agit cette fois d'un concours de projets destinés à faciliter le passage à un nouveau monde, ou plutôt un monde dans lequel faire du commerce ne signifiera pas nécessairement tuer le partenaire commercial. Vous avez jusqu'au 20 octobre pour proposer vos solutions. Et... il y a 10 millions de dollars à gagner.
Projet 10 exposant 100 http://www.project10tothe100.com/intl/FR/index.html Langue: français Accès: gratuit
Tous les jours, la presse et surtout la blogosphère relatent les conséquences parfois catastrophiques de l'une ou l'autre décision prise (ou pas prise) par un chef d'entreprise (ou un politicien). Notre première réaction nous amène généralement à considérer ces erreurs comme relevant de la stupidité. Et si ce n'était que la conséquence d'une information incomplète ou erronée? Comment est-ce possible ?
Plusieurs explications:
l'information indispensable n'existe pas (ou pas encore): possible
l'information dont dispose le chef était correcte hier, mais n'a pas été remise à jour par absence de veille: dommage
ceux qui sont chargés d'alimenter le décideur ne voient le monde que par Google: triste
le panorama des informations dont dispose le décideur est incomplet: regrettable
le décideur sait mieux que tout le monde ce qu'il doit faire: dangereux
Dans toutes nos formations nous rencontrons inévitablement des participants, y compris des professionnels de la documentation, qui ne sont pas ouverts au monde. Et finalement, nous consacrons beaucoup de temps et d'énergie à ouvrir les yeux et les cerveaux, à montrer qu'Internet n'est pas seulement un endroit où on trouve de l'information, qu'on peut communiquer efficacement par les outils du Web 2.0, qu'il existe un nouveau Web et une manière différente d'envisager le commerce, que le monde change et que cette mutation nous ouvre d'innombrables opportunités, que le succès dans la recherche d'information dépend d'une méthode qui n'est pas complexe, mais qu'il faut apprendre.
Les gens que nous rencontrons sont rarement stupides. Mais beaucoup ont en commun un déficit d'ouverture au monde. Beaucoup voient l'information à travers un minuscule petit trou appelé Google. Internet est une mine d'information pour qui sait comment dépasser le premier moteur venu.
Une formation efficace évite souvent que des décisions inadéquates soient prises.
Cette vidéo qui a été mise en avant début août par Tubbydev (www.tubbydev.com) est très intéressante pour tous ceux qui souhaitent comprendre comment youtube et les réseaux sociaux fonctionnent. Attention, le propos n'est pas technique, mais sociologique. On y découvrira certains buzz amusant et intéressants.
Une étude monte que lorsque nous sommes interrompus par l'arrivée d'un email, nous avons besoin d'un peu plus d'une minute (64 secondes) pour retrouver le fil de nos idées. Ainsi, un employé qui consulterait sa boîte de courrier électronique toutes les 5 minutes, perdrait 8 heures et demi par semaine pour revenir tout simplement à son activité première. En fait, nous réagissons de plus en plus vite à l'arrivée d'un message, en moyenne 1 minute et 44 secondes. 70% des alertes sont traitées dans les 6 secondes, c'est-à-dire moins que la durée de 3 sonneries du téléphone!
L'article se termine par quelques judicieux conseils:
éviter les alertes: tout ce qui sonne, s'affiche de manière intempestive ou clignote, interrompt notre travail.
utiliser d'autres outils: la messagerie instantanée est adaptée aux demandes précises, le wiki au travail sur des documents, le blog pour des échanges informels.
envoyer moins d'email. Est-il vraiment nécessaire de "répondre à tous" ?
Si le Parlement Européen adopte le 23 septembre prochain "Paquet Télécom" dans sa version actuelle, le citoyen européen devra constater (une fois encore) que le Parlement ne l'écoute pas et ne le respecte pas. En effet, il est prévu que la protection des données ne porte que les communications privées et n'interdit pas la surveillance des réseaux publics d'échange. Le texte prévoit par ailleurs que la collecte des adresses IP (adresse physique de chaque PC connecté à un réseau) ne sera plus sous le contrôle d'une autorité judiciaire, mais pourra être menée directement par des "polices privées". Plusieurs groupes ont déposé des amendements à ce projet. Reste à savoir s'ils seront entendus et pris en compte pour nous éviter une dérive semblable à celle que vivent les citoyens américains.
Seth Godin était récemment à la recherche de stagiaires en marketing. Comme l'objectif était de les faire travailler online, il ne pouvait pas se résoudre à les sélectionner de manière traditionnelle. Un processus de sélection web 2.0 s'est donc imposé. Celui-ci a été organisé autour de Basecamp, une application online de gestion de projets (http://www.basecamphq.com/). En conclusion de ce projet, il a regroupé dans un fichier PDF les CV les plus remarquables parmi ceux qui ont participé à la sélection (http://sethgodin.typepad.com/seths_blog/files/InternsPDF.pdf). Je n'avais, bien sûr, aucun doute sur le fait que les outils digitaux favorisent la créativité et qu'il est loin le temps où, pour des raisons techniques, tous les CV étaient tapés à la machine et se ressemblaient. La découverte des documents sélectionnés est intéressante car elle met en évidence la variété des points de vues tant sur la forme que sur le contenu. J'ai particulièrement aimé le document "photo" qui me rappelle la tendance des photoposts. Quant on voit cela, on ne peut que regretter la tendance actuelle qui invite tous les postulants à rentrer dans le même moule et à encoder leurs CV dans des bases de données sans âme. Comme si la créativité n'avait aucun impact sur le business...
Voilà sans doute un bel exemple de "l'effet papillon", vous savez, le papillon dont le battement d'ailes à New-York déchaîne une tempête en Europe. Ainsi, il y a quelques jours, un analyste financier a lu, dans Google, un article mentionnant la faillite de la compagnie d'aviation United Airlines. Evénement anodin, s'il en est, il nous arrive tous de lire de vieux articles dans nos moteurs de recherches favoris. Sauf que, cette fois-ci, la machine a déraillé. D'une part, l'analyste (distrait ou surmené?) à transmis l'information à Bloomberg, qui l'a relayée et le site du journal hébergeant l'article en question l'a mis en évidence (au top des articles les plus lus). Google, qui passait par-là, s'en est emparé et un buzz est parti comme une traînée de poudre... En conséquence de quoi, le cours de l'action de United Airlines a plongé et la compagnie a perdu 2/3 de sa valeur... Bien sûr, on pourrait pointer du doigt toutes les erreurs techniques, ou certains algorithmes raccoleurs, dont l'enchaînement est à l'origine de l'anecdote. Je pense plutôt que tous ceux qui ont agit sur base de cette information, conseillers, analystes, journalistes, boursicotteurs... devraient faire leur mea culpa. Personne n'est à l'abri d'une erreur ou d'une distraction, mais lorsque chez Brainsfeed on fait des recherches pour le compte d'un client, on se force à dater les documents trouvés. Et dans le cadre de nos formations, nous insistons toujours sur cet aspects, et on enseigne les différents moyens de positionner une information dans le temps.
La plupart des travailleurs du savoir, comme nous, sont un jour ou l'autre confrontés au besoin d'estimer la valeur de celui-ci. Cette information est capitale, puisque bien souvent, elle influence la facturation. Il y a quelques jours, Bertrand Duperrin, sur son excellent blog, nous proposait une parabole sur la question. elle devrait faire réfléchir tant les consultants que les donneurs d'ordre. Je ne résiste pas à vous la livrer telle quelle tout en vous invitant à la page et à parcourrir les commentaires (http://www.duperrin.com/2008/09/02/quelle-est-la-valeur-du-savoir-de-lexpertise/): Dans une usine une machine se met à ne plus fonctionner et les ingénieurs n’arrivent pas à identifier ce qui se passe. Ils font alors appel à un salarié à la retraite qui a passé beaucoup de temps sur cette machine. Il vient, fait le tour de la machine, la regarde une minute, prend un morceau de craie et trace un cercle autour de la vis qui doit être resserée. Il rédige alors une facture de 5000 euros. “5000 euros c’est ridicule! Tout ce que vous avez fait c’est tracer un cercle à la craie autour d’une vis”. Il rédige alors une seconde facture - Tracer un cercle à la crée: 1 euro. - Savoir où tracer le cercle: 4999 euros.
Je dois avouer que cette parabole nous interpelle d'autant plus que nous avons déjà eu affaire à des clients comme celui-ci, qui valorisent nos interventions, ni sur base du coût de la création de notre expertise, ni même du gain (économie) résultant de notre intervention, mais bien du volume de documents livrés. Ainsi, lors de certaines recherches d'informations sur le web, le rapport d'une ou deux pages n'est pas accepté (il est valorisé à l'aune du temps nécessaire à une secrétaire pour le datylographier). Par contre, le client n'a pas de problème pour payer la prestation si le délivrable est constitué de l'impression des pages (pertinentes ou non) que nous avons visitées (même sans rapport d'analyse). Comprenne qui pourra!
Le Centre de Ressources des Espaces Publics Numériques de Wallonie nous propose une intéressante sélection de vingt ouvrages (format PDF) de réflexion sur le phénomène du Web 2.0 et ses impacts divers sur notre manière de vivre, de travailler et de réfléchir.