La plupart des travailleurs du savoir, comme nous, sont un jour ou l'autre confrontés au besoin d'estimer la valeur de celui-ci. Cette information est capitale, puisque bien souvent, elle influence la facturation.
Il y a quelques jours, Bertrand Duperrin, sur son excellent blog, nous proposait une parabole sur la question. elle devrait faire réfléchir tant les consultants que les donneurs d'ordre. Je ne résiste pas à vous la livrer telle quelle tout en vous invitant à la page et à parcourrir les commentaires (
http://www.duperrin.com/2008/09/02/quelle-est-la-valeur-du-savoir-de-lexpertise/):
Dans une usine une machine se met à ne plus fonctionner et les ingénieurs n’arrivent pas à identifier ce qui se passe.
Ils font alors appel à un salarié à la retraite qui a passé beaucoup de temps sur cette machine. Il vient, fait le tour de la machine, la regarde une minute, prend un morceau de craie et trace un cercle autour de la vis qui doit être resserée.
Il rédige alors une facture de 5000 euros.
“5000 euros c’est ridicule! Tout ce que vous avez fait c’est tracer un cercle à la craie autour d’une vis”.
Il rédige alors une seconde facture
- Tracer un cercle à la crée: 1 euro.
- Savoir où tracer le cercle: 4999 euros.Je dois avouer que cette parabole nous interpelle d'autant plus que nous avons déjà eu affaire à des clients comme celui-ci, qui valorisent nos interventions, ni sur base du coût de la création de notre expertise, ni même du gain (économie) résultant de notre intervention, mais bien du volume de documents livrés. Ainsi, lors de certaines recherches d'informations sur le web, le rapport d'une ou deux pages n'est pas accepté (il est valorisé à l'aune du temps nécessaire à une secrétaire pour le datylographier). Par contre, le client n'a pas de problème pour payer la prestation si le délivrable est constitué de l'impression des pages (pertinentes ou non) que nous avons visitées (même sans rapport d'analyse). Comprenne qui pourra!