Ainsi donc, j'apprend ce matin par la radio que Bruxelles sera absente du prochain plateau de jeu du Monopoly mondial. Plusieurs média belges relaient d'ailleurs cette nouvelle depuis hier.
Au-delà de l'écorchure dans la fierté locale, c'est l'interview d'un responsable du tourisme bruxellois qui a retenu mon attention. Il regrettait la situation et surtout l'impact négatif qu'elle aura sur la réputation de la capitale de l'Europe et sur le chiffre d'affaires de l'industrie du tourisme à Bruxelles. Il est vrai que la liste des villes retenues est surprenante à plus d'un point. On pourrait s'interroger sur la sémection de 3 villes canadiennes, ou de villes comme Riga, Kyiv, Taipei ou Gdynia. L'absence de Moscou, Tokyo, Delhi, Brasilia, Genève... est aussi surprenante. La raison se trouve dans le processus de sélection qui, comme il y a quelques temps pour le Monopoly français, a été confié aux internautes.
Avec les lunettes de l'intelligence économique, on ne peut que regretter la passivité des insitutions bruxelloises. Le regret de l'absence de Bruxelles, au détriment de villes ayant organisé le vote citadin (Gdynia) démontre une méconnaissance profonde de l'impact que peut avoir Internet sur notre monde et une carence en matière d'IE. Une démarche d'intelligence économique aurait dû amener le BITC (Bureau du Tourisme à Bruxelles) à surveiller Internet à l'affût de ce genre d'opportunités (et d'autres) et de rebondir rapidement sur l'initiative de Hasbro.
Cette occasion manquée est aussi une opportunité de réfléchir au rapport coûts/bénéfice d'une politique d'intelligence économique. Même si les activités de veille et d'intelligence économique avaient mobilisé l'équivalent d'un travailleur à temps-plein, qu'est-ce que cela pèse par rapport à l'argent qui ne sera pas dépensé à Bruxelles par les touristes qui ne viendront pas...?
Bruxelles absente du Monopoly Mondial
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Montreal "passes go" to claim the top spot on global Monopoly game board
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