Cet article des Echos, signé Claude Revel, explique que les entreprises ont trop souvent tendance à privilégier les solutions techniques au détriment de l'intelligence humaine.
La nouvelle idéologie ou pratique des affaires née outre-Atlantique et outre-Manche consiste à se prémunir en tous domaines par des procédures, établies par des acteurs privés, « donc efficaces ». Leur respect éloignera en fait très peu la menace, mais il prouvera à un juge (réel ou médiatique) éventuel qu’on a tout fait pour l’éviter. Au final, la responsabilité sera écartée, la faute diluée, l’image préservée. Les excès de cette conception commencent à poindre chez ceux mêmes qui l’ont construite. Cela n’empêche pas qu’elle se répande en Europe continentale, comme d’habitude, et en France en particulier. En ce qui concerne les stratégies privées, cette approche entraîne lourdeur et « déprime » chez ceux qui la subissent. Quant aux politiques publiques, l’approche techniciste entraîne un déficit démocratique. Il est temps que nos décideurs prennent conscience de ces dérives et s’efforcent de gérer et réformer en évitant les influences non maîtrisées. C’est une des tâches des tenants de la véritable intelligence économique, et ils sont heureusement nombreux en France, que d’y contribuer.
Le procès du « process »http://blogs.lesechos.fr/article.php?id_article=1851
Langue: français
Accès: gratuit