Les signaux faibles sont ces petites informations sans intérêt immédiat apparent, mais susceptibles de donner un avantage stratégique important si ils sont correctement interprétés. Ils sont liés à la serendipity, c'est-à-dire à la capacité d'être perpétuellement en alerte afin de pouvoir trouver des informations que l'on ne cherche pas vraiment.
Dans sa thèse, Nicolas Lesca les appelle ""signaux d'alerte précoce" et leur attribue les caractéristiques suivantes:
- Externe : il renseigne sur l’environnement et sur son évolution
- Qualitatif : il est en lien avec faits non chiffrés ou non réalisés ou indisponibles, dont la nature est très diverse (écrite, orale, visuelle, même olfactive ou tactile)
- Fragmentaire : il est le fruit de détails tangibles, sans que l’ensemble soit connu
- Incomplet : il lui manque des éléments complémentaires
- Aléatoire : il est recueilli dans des contextes divers, par des personnes diverses
- Equivoque : il se prête à des interprétations multiples, voire contradictoires
- Incertain : il peut être faux
- Anticipatif : il porte sur l’avenir possible
Lire la thèse (format PDF, 492 pages)
http://veille-strategique.eolas-services.com/docs/These_Nicolas_Lesca_2002.pdf
Langue: français
Accès: gratuit
Source: Evaluation de l'information (inaccessible)