Un billet de Frédéric Bardeau intitulé "
Quand les professionnels se conduisent comme des amateurs... il n'y a plus qu'à se professionnaliser tout seul!" publié en avil dernier sur son blog me fait réagir et me rappelle un de nos billets publiés en septembre dernier sous le titre "
Le Monde à l'Envers". L'interrogation est de plus en plus présente:
Les DSI sont-elles vraiment au service de leurs utilisateurs?
Dans le cadre de nos rôles de conseils, formateurs et conférenciers, il nous arrive très régulièrement de suggérer l'utilisation de "nouvelles" solutions logicielles. Las! dans de nombreux cas, nos interlocuteurs doivent attirer notre attention sur les difficultés, pour eux, d'obtenir ces "nouveaux" programmes. Et la fréquence et l'importance de ces difficultés semblent en corrélation forte avec la taille des entreprises.
Si on peut comprendre des réticences à autoriser l'utilisation de certaines applications on-line, pour des raisons de protection de l'information ou de responsabilité civile, considérations liées aux contenus et pas à la technique, il nous paraît plus singulier de devoir faire face aux oppositions des Directions des Systèmes d'Information invoquant des raisons de sécurité.
Nous sommes toujours stupéfaits lorsqu'on nous demande, à l'occasion de conférences, de ne pas citer Firefox (cela pourrait susciter des demandes auxquelles il n'y a aucune volonté de répondre). Ou lorsqu'on nous dit que Mind Manager, logiciel pourtant honorable, ne fait pas partie des "
standards de la maison". Dans le cas des applications en ligne, nous ne nions pas les risques (et leur impact) potentiels sur les organisations, mais nous pensons qu'il y a des solutions pour s'en prémunir, sans pour autant interdir leurs utilisations (bureatique en ligne, outils collaboratifs, fils RSS...). Mais ne dit-on pas que si les applications Web 2.0 sont imparfaites, leurs bénéfices sont largement supérieurs à ceux de celles du Web 1.0.
On a beau examiner ces situations et ces arguments sous toutes leurs coutures, c'est toujours la même conclusin qui émerge: ces nouveaux outils sortent de l'ordinaire de ceux qui sont en charge de la gestion des infrastructures et des logiciels. Les intégrer dans leur ordinaire leur imposerait un surcroît de travail qu'ils ne peuvent/veulent assumer. En d'autres termes, ils privilégient leur confort au détriment de l'efficacité du groupe.
Quand les professionnels se conduisent comme des amateurs... il n'y a plus qu'à se professionnaliser tout seul!http://agencements.blogs.com/fred/2008/04/quand-les-profe.html
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